Le coton, c'est de la cellulose, ou bien ? | Vagabond des Couleurs
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Guillaume Varlet
posté le à

Bonjour à tous.

Ce message est juste une petite tribune "philosophique", l'intention n'est pas de paraître pédant ou autun. Mes excuses si vous trouvez que cela est le cas.

Je trouve paradoxale de différencier le papier issue de fibres de bois et de coton sous des appellations trompeuses.

Il me semble que l'avantage de la fibre de coton est qu'elle est particulièrement pure en cellulose, contrairement au bois qui dispose de plus d'impurtées et qui est pour le coup moins hydrophile que le coton.

Car finalement, si le patier coton est celui avec plus de cellulose, pourquoi le mettre en opposition avec le papier de bois et faire cette "dichotomie" pour une chose identique ?

Marketing quand tu nous tiens !

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CLaude Maire
posté le à

Parce que tout le monde comprend la différence : même sans savoir de quel papier il s'agit, en peignant on sait s'il y a du coton ou non., les effets ne sont pas les mêmes, et ça devient un choix technique.

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Thibault Aquarelle
posté le à

Ton post n'est pas du tout pédant 🙂

J'avoue que je ne savais pas que le coton c'est de la cellulose... Mais du coup je trouve que tu as raison, cette distinction est malheureuse.

Par contre ce n'est pas du marketing : il y a une vraie différence à l'aquarelle entre un papier coton et un papier "fibres de bois", donc un vrai intérêt à différencier les deux.

Du coup, on dit quoi ? Papier cellulose de bois ? Fibre de bois ?

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La Cebra
posté le à

Ce sont tous les deux de la cellulose effectivement.

Cellulose de bois : langage académique

Cellulose et Coton : jargon (langage de terrain, où l'on fait l'économie des longues tirades...)

J'ai voulu ensuite en savoir plus et j'ai demandé à mon IA Copilot.

Papier cellulose :  papier fabriqué à partir de pâte de bois, même si cette pâte est chimiquement… de la cellulose. Fibres courtes 0.5 à 1.5 mm Papier moins résistant, se déforme plus, bouloche plus vite, absorbe moins l'eau, le délai de grâce pour peindre dans l'humide est faible.

Papier coton :

  • Arches fibres de 2-3 mm issues de tissus recyclés.
  • Fabriano Artistico fibres plus courtes que Arches car issues des "linters" cette fois (enveloppe des graines de coton).

A vous de vérifier tout cela, puis de faire selon votre goût :)

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Laure
posté le à


Bonjour,

 

Merci Guillaume d’aborder ce sujet. Je me suis posé la même question lorsque j’ai commencé à m’intéresser au papier aquarelle. Pourquoi donc opposer le papier cellulose et le papier coton alors qu’ils sont tous les deux composés de cellulose ?

On devrait sans doute dire cellulose de bois, cellulose de coton, cellulose de bambou, cellulose d’agave...  Mais, comme l’écrit la Cebra, par simplicité, on garde l’appellation « papier cellulose » pour celui issu du bois et on ne spécifie l’origine de la cellulose que pour les autres sources de fibres.

 Comme la question me turlupinait, j’avais un peu creusé. Pour ceux que ça intéresse ( au risque de paraître pédantes ;-)  ), la cellulose est un glucide constitué de chaînes linéaires de molécules de D-glucose. Ces chaînes de cellulose peuvent se « s’accrocher » entre elles  par des liaisons hydrogènes ce qui donne de gros polymères. Le degré de polymérisation et donc la taille des fibres de cellulose dépend  de l’origine des fibres (bois, coton.... ). Les différences de qualités de papier s’expliquent donc,  en particulier par la structure de la cellulose. Ça a donc bien un sens d’en préciser l’origine. Il y a même des différences entre les espèces d’arbres. Les feuillus produisent des fibres de cellulose plus courtes que celles des résineux. Ce qui joue sur la résistance du papier et son affinité pour l’eau. Tous les papiers cellulose ne se valent donc pas.

De plus, le bois contient beaucoup de cellulose,  mais également de la lignine et des hemicelluloses. J’imagine que les traitements utilisés pour l’extraction de la cellulose, lors de la préparation de la pâte à papier peuvent jouer sur la structure de la cellulose (la longueur des molécules de cellulose et surtout leur agencement) et sur les constituants minoritaires du papier (résidus de lignine, aditifs).

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La Cebra
posté le à

Merci de ces précisions, passionnantes !


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La Cebra
posté le à



 

Laure 

posté le 5 janvier 2026 à 18:17

il y a 14 heures

 

Bonjour,

 

Merci Guillaume d’aborder ce sujet. Je me suis posé la même question lorsque j’ai commencé à m’intéresser au papier aquarelle. Pourquoi donc opposer le papier cellulose et le papier coton alors qu’ils sont tous les deux composés de cellulose ?

On devrait sans doute dire cellulose de bois, cellulose de coton, cellulose de bambou, cellulose d’agave...  Mais, comme l’écrit la Cebra, par simplicité, on garde l’appellation « papier cellulose » pour celui issu du bois et on ne spécifie l’origine de la cellulose que pour les autres sources de fibres.

 Comme la question me turlupinait, j’avais un peu creusé. Pour ceux que ça intéresse ( au risque de paraître pédantes ;-)  ), la cellulose est un glucide constitué de chaînes linéaires de molécules de D-glucose. Ces chaînes de cellulose peuvent se « s’accrocher » entre elles  par des liaisons hydrogènes ce qui donne de gros polymères. Le degré de polymérisation et donc la taille des fibres de cellulose dépend  de l’origine des fibres (bois, coton.... ). Les différences de qualités de papier s’expliquent donc,  en particulier par la structure de la cellulose. Ça a donc bien un sens d’en préciser l’origine. Il y a même des différences entre les espèces d’arbres. Les feuillus produisent des fibres de cellulose plus courtes que celles des résineux. Ce qui joue sur la résistance du papier et son affinité pour l’eau. Tous les papiers cellulose ne se valent donc pas.

De plus, le bois contient beaucoup de cellulose,  mais également de la lignine et des hemicelluloses. J’imagine que les traitements utilisés pour l’extraction de la cellulose, lors de la préparation de la pâte à papier peuvent jouer sur la structure de la cellulose (la longueur des molécules de cellulose et surtout leur agencement) et sur les constituants minoritaires du papier (résidus de lignine, aditifs).

 

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La Cebra
posté le à

 Bonjour Laure,

Ta remarque « au risque de paraître pédante » m’a amené à chercher à connaitre un peu plus la cellulose. J’invite ceux qui se sentent curieux à ce sujet de se documenter vis-à-vis de « l’outil » qu’ils préfèrent sur la non-action de la cuisson alimentaire sur la cellulose et sa chaine de polymère. J’ai changé d’opinion à ce sujet…

Mais, en ce qui concerne l’aquarelle, ce que tu amènes ici c’est du Savoir-Théorique concernant notre activité, car sur ce forum on ne parle principalement que de Savoir-Faire. On distingue bien la différence entre les deux, mais le savoir théorique éclaire bien les contraintes, les comportements du savoir-faire. En combinant les deux on justifie la technique (mais on peut vivre sans quand même).

A ces deux aspects qui se renforcent l’un l’autre il faut considérer le troisième : le Savoir-Etre. La conjugaison des trois amène à la compétence (cf. Les Systèmes de Connaissance - Jean-Louis Ermine - CEA – 1996 Editions Hermes).

Ce troisième élément, le Savoir-Etre, transforme d’une certaine manière, le technicien en expert : il va se « débrouiller de tout, avec tout le monde, en bonne intelligence. »

Cela parait presqu’anodin mais concernant les IA, les robots, cela va permettre de les « humaniser » petit à petit. De machines, redoutées par certains, ils vont devenir des Assistants de Vie, intégrés à la société humaine.

Ces Assistants de Vie vont peut-être peindre un jour proche... Avec des pinceaux Raphael, des peintures Sennelier et du papier Arches, pas avec des pixels !

Je souhaiterais alors les interroger pour qu’ils m’expliquent les règles de création qu’ils ont mis en œuvre pour concevoir leur aquarelle. Et alors cela ferait un sacré prof !

Tu peux ainsi te rasséréner, à mes yeux, tu n’étais pas pédante. Foi d'animal 😊 😊 😊

 

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Myriam
posté le à

Je vais ajouter mon grain de sel. Le papier 100 % coton est tout simplement le mieux adapter à l’aquarelle : pour le travail dans l’humide pour ses fusions, les couleurs etc....peu importe qu’il contienne de la cellulose. 

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