Bonjour Myriam,
Donc : On va voir ce que l’on va voir 😊
J’ai regardé mon aquarelle : c’était du Grain Fin, et
non du Grain Torchon, et surtout pas du Satiné.
1 — Ce qui a attiré mon attention — et surtout mon
œil — dans tes exemples, c’est que le lavis de fond était très irrégulier. Je l’ai
sous les yeux, si je puis dire. Le cerveau se polarise sur la nature du fond,
et non sur les fleurs. Un comble !
Le papier satiné me posait exactement le même problème :
impossible d’obtenir un lavis uniforme, discret, qui s’oublie. Donc j’ai arrêté
d’en utiliser : ce n’est pas fait pour cela.
Avec du Arches Grain Fin, c’est maîtrisable pour moi.
Cependant, j’ai délibérément provoqué ici des marques rayonnantes afin de «
diriger » le regard vers la fleur. Dans ton cas, il n’y a pas de direction
discernable. Donc on cherche… on cherche… et on en oublie la fleur.
J’ai même peut‑être commencé par peindre le fond avant la fleur ?!
J’ai passé le contour à l’eau à partir du dessin léger, puis j’ai « tiré » la
couleur avec un pinceau plat, du bord vers l’extérieur. À gauche, c’est fondu
car je suis resté dans l’humide : ça diffuse. À droite, je suis allé au‑delà de
l’humide, jusque dans le sec : la fin de la marque est nette. Je ne suis pas
sûr d’avoir fait exprès 😊 mais je préfère à
droite au final, c’est plus dynamique !
La contrainte, c’est qu’il ne faut jamais, jamais, jamais
suivre le contour de la fleur avec la couleur, et même éviter d’y revenir. Il
faut se fixer mentalement un centre dans l’image, puis toujours rayonner vers
l’extérieur à partir de celui-ci, en allégeant la pression, et si possible en une seule fois, du
premier coup. Le seul moment où tu suis le contour de la fleur, c’est quand tu
mets de l’eau au départ. Là, il faut s’appliquer grave (comme on dit maintenant
😊),
faire quelque chose de nickel sur cette bordure ! La suite en découle.
Par ailleurs, avec du papier satiné, je ne sais pas comment
réaliser ce type de dégradé pour l’ombre…
2 — J’ai aussi demandé à mon Honorable
Correspondant ce qu’il pensait du papier Rouzique : il gondole facilement
(210 g), le rendu est brut, parfois imprévisible, mais ce n’est pas négatif
pour autant — tu peins du vivant, après tout. Peut‑être que Jipes peut nous
donner des nouvelles de ses essais ?
3 — J’utilise du papier Arches 300 g Grain Fin ou
Grain Torchon, qui me facilite bien la tâche en termes de contrôle du pigment —
mais vraiment bien bien !
J’ai une méthode d’achat du type cadeau d’anniversaire ou
de Noël. Pour un A4, cela me coûte 1,00 €. Comme je suis adepte du «
Rater. Rater encore… Rater mieux ! », il m’arrive d’en consommer quatre
feuilles d’affilée : J’y suis presque… Les vagues à Nazaré ne sont pas
sorties du premier coup.
4,00 € pour le week‑end, ça ne me met pas en danger
non plus 😊
Après, c'est la vie de chacun...
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