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La Cebra
posté le à

J’ai commencé avec le « Traité pratique de perspective » d’Armand Cassagne 1889. Ça ne nous rajeuni pas ma brave dame !

Mais comme il y a peu de chance qu’il y ait une version 2.0 de la perspective, je pense être à jour. Il m’a quand même fallu 4 mois pour digérer les 160 premières pages.

Et ça donne d’excellents résultats, à mes yeux. Autant avec les vagues à Nazaré je donne à manger au cerveau droit, autant avec le clocher je m’occupe du cerveau gauche avant qu’il ne se mette à aboyer !


 

Cependant il me reste une interrogation lancinante… (lire le texte encadrée en rouge), que je retrouve à l’identique dans d’autres exposés : Pourquoi l’angle qui lie l’observateur « s' » aux deux points de distance « d et d’ », quelque soit leur positionnement sur la ligne d’horizon, fait-il toujours 90° ? Ça marche, mais je ne comprends pas pourquoi ?

Ça ne m’empêche pas de dormir, mais je n’aime pas les axiomes, ou équivalent.

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Thibault Aquarelle
posté le à

Je ne suis pas sûr du contexte dans lequel ce diagramme s'inscrit précisément donc c'est possible que je sois à côté de la plaque.

Mais il me semble que ces 90° viennent de la définition des lignes de fuite : elles indiquent les lignes perpendiculaires. Ça reste 90° pour tous les objets de la scène, même ceux très proches de l'observateur (ou l'observateur lui-même), et même ceux très loins, parce que la distance physique entre l'observateur et n'importe quel objet de la scène est infiniment plus petite que la distance physique entre les objets et l'horizon, l'horizon étant situé à l'infini. Autrement dit, on pourrait schématiser en plaçant tous les objets au même point que l'observateur.

De mémoire, il y a des explications détaillées sur drawabox. Je me rappelle d'une vidéo qui montre bien la relation entre position des points de fuite sur l'horizon, et placement/rotation des objets (ou de manière équivalente, de l'observateur).

En pratique ça ne sert pas à grand-chose.

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Jacky
posté le à

Bonjour,

Bon! Je suis d'accord: la perspective ça ne sert pas à grand chose en dessin ou peinture...Surtout si on l'a un peu apprise avant! C'est comme le vélo... 

J'arrive récemment sur le forum et je découvre les thèmes. J'admire le courage et l'abnégation de La Cébra qui s'est plongé dans le grand bain.

Ici je me permets de poster quelques infos en essayant de faire simple (si tant est...). 

Donc, ne vous prenez pas trop la tête, mais il faut garder les notions de base. 

La perception humaine

C’est indéniable, l’être humain voit le monde en 3 Dimensions. Notre perception est donc soumise à la perspective.

Il existe différents types de perspectives (axonométrique, isométrique, conique…) qui sont autant de moyens techniques de représenter un objet en trois dimensions. La perspective conique est celle qui nous intéresse le plus ici, car elle imite au mieux la perception que nous (être humain) avons d’une image.

Contrairement aux animaux ou certains insectes qui peuvent voir à 360°, l’être humain possède un champ visuel d’environ 220°.

Ce que nous pouvons observer dans la réalité:

1-La ligne d'horizon

Horizon et ligne de vision, son positionnement sur votre image?

Que çe soit dans la réalité, sur un dessin ou même sur une photographie, nous sommes en mesure d’influencer le positionnement de notre ligne de vision. Comme son nom l’indique, la ligne de vision dépend du regard de l’observateur.

2-Les lignes de fuite

Quand on parle de perspective avec un enfant, on lui demande toujours d’observer ce qui l’entoure. Sur une photo d’une maison, on remarque que l’arrête la plus proche de l’observateur, nous semble plus grande que celle que nous voyons tout au bout. Et pourtant dans la réalité nous comprenons qu’elles ont la même taille. Si nous construisons la façade principale de cette maison et que nous projetons la ligne du sol et celle du commencement de la toiture, nous pouvons constater qu’elles finissent par se rejoindre en un seul point.

De plus si on réalise la même opération avec les ouvertures, les marches d’escalier, ou tout autres lignes horizontales de l’image, nous remarquerons que ces lignes convergent elles aussi vers le même point.

C’est ce qu’on appelle un point de fuite. Toutes les lignes parallèles dans la réalité sont perçues par nos yeux comme fuyantes vers un même point.

Maintenant, comment placer ce point de fuite?

Non , il n’est pas question de le placer n’importe où sur votre image. La construction d’une perspective s’additionne avec un autre phénomène que nous pouvons aussi observer et qui s’appelle la ligne de vision ; ou plus communément ligne d’horizon.

Cette ligne n’est pas toujours aussi visible lorsque nous regardons une rue ou à l’intérieur d’un bâtiment, mais il est important de savoir la retrouver et la retracer.

C’est bien entendu sur cette ligne que se trouvent le ou les points de fuite, vers lesquels nos lignes horizontales convergent.

Remarque: Vos points de fuite, ou ligne d’horizon peuvent néanmoins se retrouver hors du cadre. Mais la construction de votre perspective reste la même. Rien ne vous empêche de scotcher une feuille supplémentaire pour aller chercher votre ligne d’horizon et donc vos points de fuites.

Voilà pour les règles de bases. ( e me suis permis de prendre quelques croquis sur un site dont je vous mets ici le lien  www.dciner.fr )

Je rajoute le document ci-après qui est technique et plutôt destiné aux futurs dessinateurs en architecture (Mon bouquin de "quand j'étais jeune") . N'empêche on comprend pas mal de chose en quelques planches et explications sommaires. ne regardez pas la page 21 = aïe!)

On voit très bien que les points de fuite de sont pas obligatoirement situés de part et d'autre de façon égale sur la ligne d'horizon comme sur le schéma de La Cébra ou sur les illustrations ci-dessus (on ne regarde pas forcément un bâtiment pile poil dans l'axe). D'autre part on voit qu'il existe aussi des points de fuite possibles pour les pentes de toit. C'est très peu cité et pourtant cela peut être intéressant si on représente un groupe de maisons plutôt en ville car cela suppose que les maisons  (immeubles) sont toutes orientées de façon similaire. Pour un village ce sera moins applicable, les maisons étant construites de façon "erratique".

Bref! J'espère ne pas vous avoir donné mal à la tête.

Bonne continuation...En perspective.


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Jacky
posté le à

Je rajoute l'illustartion d'une Vue avec ligne d'horizon et points de fuite hors cadre

(toujours même source)

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La Cebra
posté le à
Auteur

Bonjour Jacky,

Notre échange va peut-être durer un "certain temps"...

Je te cite "On voit très bien que les points de fuite de sont pas obligatoirement situés de part et d'autre de façon égale sur la ligne d'horizon comme sur le schéma de La Cébra ou sur les illustrations ci-dessus (on ne regarde pas forcément un bâtiment pile poil dans l'axe). "

Les Points de Distance, X et X', sont à égales distance du Point Principal lorsque la droite est parallèle à la Ligne d'Horizon, et uniquement dans ce cas là ! Un carré vu de front, comme on dit.

En effet, lorsque l'on tourne, un tant soit peu, le bâtiment, celui-ci entraine avec lui ses propres Points de Fuite, PF1 et PF2, qui ne sont plus X et X'. Au début ça perturbe  grave 😁cette distinction.

Dans ce cas, toutes les droites parallèles à cette oblique partagent alors les mêmes "nouveaux" Point de Fuite PF1 et PF2, qui ne sont plus les Points de Distance X et X'.

Il y a des méthodes rigoureuses pour maitriser cette situation, et je vais préciser ceci dans quelques temps... j'ai besoin de fermenter avant d'écrire.

Ici, c'est typiquement le cas, les fondations sont en oblique.

A suivre...


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Thibault Aquarelle
posté le à

Pour moi, là où le bât blesse, c'est quand il faut dessiner des objets inclinés. Parce que les lignes de fuite sur l'horizon, c'est bien beau, mais c'est valable uniquement pour des parallélépipèdes posés à plat.

Le cas typique, c'est celui d'une toiture. Comment calculer l'inclinaison des lignes magenta ci-dessous ?

Je connais la théorie (voir ci-dessous), la clef étant de trouver le "milieu du mur frontal" dans la perspective. Mais en pratique j'ai tendance à tâtonner à l'étape du croquis jusqu'à avoir un résultat qui ne paraisse pas trop tordu...

A noter que le toit, en tant qu'objet incliné, a son propre point de fuite, loin dans le ciel bien au-dessus de l'horizon.


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Thibault Aquarelle
posté le à

Question subsidiaire : comment fonctionne la perspective d'une rue en pente ?

(images libres de droit prises sur Pixabay).

Sauriez-vous capable de dessiner en donnant l'illusion d'une rue en pente ?

Indice : les humains préfèrent vivre dans des maisons horizontales, donc les points de fuite des planchers convergent donc vers l'horizon. Mais attention, si la rue est en pente, le plancher n'est pas aligné avec la rue. Et les lignes de fuite de la rue convergent vers un point situé sous l'horizon !

Cyan : lignes de fuite de la rue, point de fuite sous l'horizon.

Magenta : lignes de fuite de deux maisons, point de fuite sur l'horizon

Jaune : lignes de fuite d'une autre maison tournée par rapport à la première, point de fuite sur l'horizon mais décalé à droite en dehors de la photo.

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Jacky
posté le à

Bonjour,

OK! Je vois que ça interpelle.

Pour le tracé des pentes de toits (tes lignes Majenta de la 1° photo Thibault) j'avoue que je ne connais pas la méthode précisément pour situer les points de fuite en hauteur. En fait je le fait "à vue" de façon à ce que ça me convienne. Et là je décide de le fixer. En latéral par contre il faut les tracer sur les verticales de chaque point de fuite (voir mon croquis en haut de page 19 du livret "Archi"). 

Pour une rue en pente Ha Ha! là c'est aussi "simple" tant que les maisons sont orientée pareil. Tu as raison Thibault pour la maison décalée sur ta photo. Elle a un autre point de fuite. Pour les autres Chaque ligne (faîtage de toit, gouttières, fondations, ...) ont les mêmes points de fuite. C'est comme si on voulait dessiner un immeuble avec plein d'étages en fait, sauf qu'ils sont décalés et s'éloignent. Mais ça ne change rien aux points de fuite. Pour la ligne d'horizon, il faut que je fasse une vérification, mais normalement  on l'a définie au début et c'est la même. Ce sont les points de fuite qui se "baladent dessus)... A suivre.

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La Cebra
posté le à
Auteur

Pour une rue en pente il faut passer par un plan de fuite en pente, je crois. Avec l'équivalent de la ligne d'horizon et du point de fuite principal sous l'horizon. je l'ai fait mais il faut que je retrouve...

Ici, ce sont des escaliers, qui montent ou descendent, c'est selon ...

Je ne suis même pas sûr que tout soit correct, car je suis en train de réviser mes certitudes depuis que Copilot les a torpillées ce matin ! Et comme je doutais alors d'un de mes dessins je pense qu'il a plus raison que moi. Donc j'y travaille !

Pour une rue qui tourne, il faut passer par une vue satellite des fondations puis transposer les points par un "algorithme graphique" point par point. Et ça marche !

Après on peut combiner les deux, ça tourne en descendant.

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Thibault Aquarelle
posté le à

En fait on peut généraliser en disant que chaque objet à sa propre ligne d'horizon. Tous les objets ayant la même inclinaison ont le même horizon, mais des objets inclinés différents vers le haut ou vers le bas ont un horizon différent. 

Dans le cas simple d'une rue plane, aucun objet (rue, bâtiments, passants), n'est incliné et tous les points de fuite partagent le même horizon. Sauf les toits des maisons qui sont inclinés vers le haut, mais en pratique on peut souvent ignorer leur perspective.

Dans le cas d'une rue penchée, tous les objets qui suivent la rue (poteaux, passants, voitures) partagent un horizon situé sous l'horizon du paysage (la croix cyan sur ma 3e photo ci-dessus). C'est aussi le cas pour la base des bâtiments, qui suit le profil de la rue. Seuls les éléments horizontaux des bâtiments ont des points de fuite sur l'horizon du paysage : alignement des fenêtres, portes, gouttières, faîtes des toits...


Autre exemple sympa :

A gauche j'ai tracé les lignes de fuites des immeubles, qui convergent vers l'horizon terrestre car les immeubles sont horizontaux.

A droite j'ai tracé les lignes de fuites des éléments qui suivent la pente de la rue : lampadaires (vert), personnages (rouge), voiture (magenta), et la rue elle-même (cyan). Leurs lignes convergent vers un "horizon" (ligne jaune) différent de l'horizon terrestre. 

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La Cebra
posté le à
Auteur

J'ai besoin de temps (semaines...) pour remettre mes connaissances "sur le gaz". Mais je vais repratiquer ces aspects, rue qui tourne en descendant par exemple. Et je ferai une explication de ma démarche, si je la retrouve dans ma tête. Mes exemples sur papier sont "rangés" quelque part...

Pour l'instant, l'escalier central est similaire à une succession de maisons horizontales dans une rue qui monte.

A suivre...

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