Pour ce qui précède l’aquarelle : la perspective. | Vagabond des Couleurs
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Jacky
posté le à

Bonjour,

je reviens sur ton exemple de rue en pente Thibault.

Intéressants challenge et échanges.

Je propose une solution ici. 

La partie horizontale est tracée depuis tes points de fuite. A noter ce que j'explique sur le croquis sur le fait qu'en théorie (purement géométrique avec la perspective conique), il ne devrait y avoir qu'un seul point de fuite. Cela donnerait effectivement une image très plongeante ne correspondant pas à la photo.

Pardon pour la qualité du croquis que j'ai fait "à l'arrache". Je n'ai même pas mis de couleurs.

A ce sujet de comparaison avec les photos, il faut être prudent: une photo biaise souvent la réalité théorique (selon l'objectif utilisé par exemple).

C'est bien pour cela qu'on ne parle ici que de théorie géométrique j'insiste. On peut peindre sans respecter strictement les règles. Les connaitre apporte toutefois une aide appréciable je pense. Personnellement je ne l'applique jamais car j'ai appris la perspective quand j'étais plus jeune. C'était PFF... je ne me souviens plus (...Il faudrait m'apprendre comment placer les émotis)...

J'ai rajouté les points de fuite pour les arrêtes perpendiculaires. Comme je l'ai dit plus avant, lorsqu'on veut représenter des bâtiments assez proches, donc plutôt imposants sur le papier, il faut choisir les points de fuite loin, hors la feuille la plupart du temps. Ici j'ai collé deux feuilles A3.

Comme vous le disiez justement La Cebra et Thibault, Pour le bas de la rue il y a une forme de ligne d'horizon (je n'aime pas l'appeler comme ça car normalement il n'y a qu'un seul horizon mais je n'ai pas la formule). Il y également des points de fuite spécifiques. Il faut définir où se situe ce niveau bas. Sur mon croquis j'ai tracé au loin (derniers bâtiments vus) le niveau horizontal. Puis j'ai décidé arbitrairement d'un niveau bas en dessous (en fait j'en ai pris deux mais on verra plus loin pourquoi).

J'ai posé un point de fuite sur chacun de ces niveaux ( pour suivre ton exemple Thibault, j'aurais pu en mettre deux si j'avais voulu m'intéresser au coté gauche de la rue ce qui n'ai pas le cas). A partir de là j'ai relié le point bas et le point haut de la rue pour représenter la pente. Les lampadaires et autres objets associés à la rue et non horizontaux suivent ce point de fuite.

Pourquoi deux niveaux tracés? 1° ça illustre les différentes pentes qu'on veut donner à la rue, mais là je crois que tout le monde" a compris. Sinon on peut imaginer une cassure de pente de la rue que l'on souhaiterait représenter. Dans ce cas le trait du bas indique le niveau bas invisible de la rue et le second le dernier niveau visible. En reliant les deux on reproduit le même principe que précédemment. A quoi ça sert me direz vous? Et bien à représenter des éléments présents sur cette seconde pente et qui dépassent et donc qu'il convient de représenter différemment que sur la partie visible de la rue. Bon je chipote j'en conviens.

J'arrête donc là. Mais on pourrait continuer avec une rue en pente et en courbe comme proposé, mais là franchement on va s'arracher les cheveux et j'avoue j'abandonne. Car il faudrait rentrer dans des "épures" compliquées.

Connaitre les premières bases me semble suffire.

A noter qu'aujourd'hui il existe des outils qui font çà très bien à notre place. 

Rien pourtant, à mon avis, ne remplace de connaitre les bases "à l'ancienne".

Je milite dans toutes les professions pour que l'apprentissage consacre un peu de temps , (au début de cycle par exemple) pour "mettre les mains dans le camboui" et se frotter aux techniques anciennes, y compris pour les travaux manuels qui peuvent se pratiquer avec des machines. Je suis peut-être un "vieux con" mais je suis pour le maintien du savoir ancien. Ce qui n'est pas contradictoire avec le progrès, bien au contraire: je pense que c'est complémentaire. Ayant dans mon entourage proche quelqu'un qui est dans le domaine de la création d'animations en 3D, je constate qu'il est complètement nul en perspective à la main. Il fait très bien son métier mais il ne sait pas pourquoi on est arrivé là. Il en est conscient et regrette ne pas avoir appris cela. Si des profs me lisent...

Si vous pensez que je me suis trompé où que j'en ai oublié, n'hésitez pas à publier des méthodes.

J'espère avoir quand-même un peu aidé.

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Thibault Aquarelle
posté le à

Oui, ce que tu dis me semble correct.

Tu as raison, les bâtiments ont des points de fuite différents car les façades ne sont pas tout à fait parallèles. Le bâtiment avec les lignes magenta est légèrement plus loin que celui avec les lignes vertes, entre les deux la rue a légèrement tourné. Et encore davantage pour le bâtiment avec les lignes rouges, situé encore plus loin.

Comme je l'ai dit plus avant, lorsqu'on veut représenter des bâtiments assez proches, donc plutôt imposants sur le papier, il faut choisir les points de fuite loin, hors la feuille la plupart du temps. Ici j'ai collé deux feuilles A3.

Je crois que c'est l'inverse. Plus les bâtiments sont proches, plus la perspective les distord avec des points de fuites proches, et ça crée un effet imposant.

C'est logique : si le bâtiment est à 500 m, sa façade arrière va peut-être se trouver à 520 m, donc quasi pareil.

Par contre si le bâtiment est à 10 m, sa façade arrière est à 30m, un facteur 3 c'est non négligeable.

Points de fuite éloignés et petit bâtiment : le bâtiment est loin.

Points de fuite éloignés et grand bâtiment : le bâtiment est loin mais l'image a été zoomée (longue focale, le concept n'est pas réservé à la photo). En photo, c'est une technique standard pour éviter les effets de distorsion, notamment pour les portraits. On place l'appareil photo assez loin et on zoome.

Points de fuite proches et grand bâtiment : le bâtiment est près de l'observateur, et donc distordu.

Points de fuite proches et petit bâtiment : ce cas-là n'est pas possible je pense.

À noter que dans le cas limite où le bâtiment est très loin, on a les points de fuite infiniment loin et donc les droites sont parallèles, elles ne convergent pas. C'est la perspective isométrique qu'on apprend quand on est enfant. Pertinent pour une vue aérienne d'une ville par exemple.

Bon en pratique, même dans le cas de points de fuite rapprochés ils sont souvent en dehors de la feuille.

Un exemple de cas rapproché c'est typiquement quand on veut représenter une tour en contreplongée (l'observateur étant situé au pied de la tour donc très prêt). On utilise alors un 3e point de fuite, pour créer un effet fuyant vers le haut.


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Thibault Aquarelle
posté le à

Exemple de perspective à 3 points rapprochés, créant un fort effet de distorsion.

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Jacky
posté le à


Tu as raison pour l'éloignement des points de fuite. Je me suis mal exprimé. Je voulais juste dire que si on rapproche trop ces points on risque l'effet de distorsion. Si c'est l'effet recherché alors PdP.

Bravo pour ton œuvre Thibault. On dirait du ESCHER. C'est un bel exemple de ce qu'on peut faire avec la perspective. Beau rendu des teintes et de la lumière.

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Florence
posté le à

Au secours   quelqu un pourrait m aider pour la perspective de cette photo , je galère sur le clochet.

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La Cebra
posté le à
Auteur

Il n'y a pas beaucoup de perspective ici.

La photo est juste ratée (contre-plongée - objectif tourné vers le haut) Il n'y a que la face latérale droite qui révèle une perspective.

Méthode expéditive : tu découpes le clocher avec des ciseaux, tu le recolles droit, et tu fais comme si personne n'avait rien vu 😁

J'espère que se n'est pas son allure naturelle... 🥶

De quoi as-tu besoin, sérieusement ?

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Florence
posté le à

Mon fils avait raison, j ai douté de sa réponse,  trop fort mon fils😁💪

Merci

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La Cebra
posté le à
Auteur

Comment tu m'as reconnu ici Maman ? 🤗

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Florence
posté le à

🤣

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Florence
posté le à

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